Acquisitions

 

:puce:   Avec l’aide du F.R.A.M (Fonds Régional d’Acquisition des Musées), le Musée Quentovic a acquis en 2007 ; 2010 ; 2011 (x2), quatre tableaux d’artistes appartenant à la colonie des peintres d’Etaples et en 2012, une œuvre de Francis Tattegrain qui  ouvre la collection picturale de la ville à un peintre proche de la colonie d’Etaples. Ces acquisitions permettent d’enrichir le fonds du musée, constitué dès le début du siècle par des donations de ces artistes de leur vivant à la commune et de découvrir les artistes de nationalité étrangère qui étaient très présents à Etaples avant la Première guerre mondiale.

 
 

:puce:  2007

T 2007.1.1  (T47)   BD

Eugène CHIGOT (1860-1923)
« Prière du soir »
Huile sur toile, 48 x 73 cm, signée en bas à gauche
 
 

L’œuvre

La peinture représente deux navires à voile, sur une mer calme, au crépuscule. Le soleil, voilé par la brume, forme un globe orangé. Le navire au fond, proche de la ligne d’horizon, donne de la profondeur au tableau, tandis qu’au premier plan, le peintre a détaillé les vagues et le reflet du flobart (bateau d’échouage) dans l’eau. Sur la barque, deux marins et un mousse se recueillent. Le plan rapproché permet également de distinguer les détails de l’embarcation, la lanterne allumée, le mât rabattu…    L’œuvre dégage une impression de sérénité, grâce au calme de la mer, à la position méditative des hommes et à la lumière orangée qui baigne une mer aux tons bleu clair.    Il s’agirait d’une étude, pour un grand format présenté au Salon en 1890 et conservé aujourd’hui au Musée des Beaux-Arts de Lille.

L’artiste

Alors que son père l’initie au dessin et à la peinture, Eugène CHIGOT apprend la peinture académique dans l’atelier de Cabanel puis à l’école des Beaux-Arts. Il délaisse toutefois rapidement la peinture d’histoire pour se tourner vers la peinture en plein air, les paysages, la mer, le travail quotidien des gens de mer qu’il traite avec sensibilité. Eugène Chigot passe tout d’abord des vacances dans la région en compagnie du Sidaner et de Thaulow puis, charmé par les lumières et le pittoresque d’Etaples, il s’y installe de 1887 jusqu’en 1895. Il devient Conseiller Municipal de la ville et il organise des Salons de peintures à l’Hôtel de ville d’Etaples puis au Touquet, contribuant ainsi au développement artistique local.

 

:puce:  2010

 T 2010.1.1    BD
Isobel RAE (1860-1940)
« Low tide, Etaples »
Huile sur toile, 46 x 65 cm, signé en bas à droite
 

L’œuvre

Elle représente le lit du fleuve Canche, à marée basse, dans lequel flottent quelques barques dont certaines sont à moitié échouées. En haut à gauche, on distingue la pointe du Touquet, point sud de l’estuaire, tandis qu’en haut à droite, derrière un bateau de pêche échoué et quelques embarcations plus petites, on devine les mats et les voilures du reste de la flotte de pêche ainsi que les structures en bois des chantiers navals.  Au centre, dont on distingue les reflets dans l’eau, trois personnages s’affairent près des bateaux.  Cette peinture, par le thème qui l’a inspirée, se rapproche des clichés photographiques réalisés approximativement à la même époque par l’américain Irving COUSE ou le photographe étaplois Achille CARON.

L’artiste

Isobel RAE est née à Collingwood, faubourg de Melbourne, en Australie. Sa mère, Janet LOVE, elle-même artiste encourage le goût de ses filles Isobel et Alison pour la peinture.  Isobel entre en 1877 à l’école des Beaux-Arts de la National Gallery of Victoria puis, dix ans plus tard, à l’issue de ses études, elle embarque pour l’Europe et s’inscrit à l’Académie Colarossi. Après plusieurs séjours sur la Côte d’Opale, les deux sœurs RAE, comme de nombreux autres artistes venus du monde entier, s’installent définitivement à Etaples vers 1893. Elles ne repartiront qu’en 1934 pour l’Angleterre.  Durant la Première Guerre Mondiale, Isobel RAE travaillera dans le vaste camp militaire d’Etaples aux magasins de fournitures des Y.M.C.A. source d’inspiration pour la réalisation de nombreux dessins représentant la vie quotidienne des soldats de l’armée britannique.

 
 
 

:puce: 2011

T 2011.1.2     BD
Charles BOUTWOOD (1856?- 1941)
« Coastal scene with figures »
Huile sur toile, 61 x 50 cm, signée en bas à droite
 

L’œuvre

Ce tableau représente le retour de pêche et le débarquement de la prise du jour sur les quais du port d’Etaples. Deux femmes attendent de pouvoir faire leurs achats. Les marins, qui portent des vareuses de pluie et des bottes, manipulent les lourds paniers remplis de poissons. L’effet de profondeur est donné grâce à la diagonale du quai, les voiles des bateaux à quai accentuant la perspective. A droite, l’ouverture vers la Canche et le rivage opposé permet d’attirer l’attention sur les effets atmosphériques du ciel nuageux. Les couleurs sont pastel, froides, avec une prédominance de bleu et de gris.

L’artiste

Peintre anglais naturalisé américain, Charles BOUTWOOD se forme à la Royal Academy de Londres, puis à Paris à l’Académie Julian et dans l’atelier de Bouguereau. En 1910, il s’installe dans une villa à Trépied nommée « La Braudière ». Il fait des aller-retour entre la France et les Etats-Unis, où il enseigne à l’Art Institute de Chicago.     Il exerce en France principalement entre 1913 et 1921. En 1925, « Les Echos mondains du Touquet » signalent toujours la présence de Charles Boutwood à Trépied ; il participe également à l’exposition inaugurale du musée du Touquet en 1932 avec l’œuvre « Pêche à l’embouchure de la Canche »

:puce: 2011

T 2011.1.1       BD
Marie TUCK (1866-1947)
« Breton Woman »
Huile sur toile, 55 x 40 cm, signée en bas à gauche
 

L’œuvre

Ce tableau représente une femme âgée cousant un tissu rouge dans un intérieur typique des maisons de pêcheurs, avec un mobilier en bois, une vaisselle simple et un globe de verre abritant la statue de la Vierge. En dépit du titre trompeur du tableau, la scène se déroule vraisemblablement à Etaples car la coiffe portée par la femme est caractéristique de la région.   Bien que le tableau soit assez sombre, les couleurs y sont bien employées, avec le rouge des tissus qui forme une diagonale et le bleu de la jupe au centre. La clarté et l’ouverture sont apportées par le blanc des rideaux devant la fenêtre et le miroir au mur qui donne de la profondeur à la pièce.    L’ensemble est riche et attrayant.

L’artiste

Marie TUCK, d’origine modeste, suit en Australie des cours du soir à la Norwood Art School pour devenir peintre. Après avoir enseigné la peinture durant huit années, elle arrive à Paris en 1904 et devient l’élève de Rupert Bunny. Elle s’installe en Picardie entre 1907 et 1908, puis de 1910 à 1914. Elle habite alors sur le boulevard Billet, au bord de la Canche. Elle peint les fermes et les paysages qu’elle admire lors de ses promenades dans la campagne environnante, mais son sujet de prédilection est la matelote, qu’elle représente dans son intérieur, sur le marché… Ainsi en 1908, elle présente au Salon des Artistes français à Paris, « Les Commères » et « Marché aux poissons à Etaples ». Au début de la guerre, elle retourne en Australie enseigner la peinture et le dessin.

:puce: 2012

Tattegrain peche aux harengs Galerie Bayart v2
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Francis TATTEGRAIN (1852-1915)
« Pêche aux harengs »
Huile sur toile, 44 x 64 cm, signée en bas à droite
 

L’œuvre

Cette œuvre dépeint la pêche du hareng durant la saison automnale. Une douzaine d’hommes d’équipage s’affairent à bord du chalut. Les harengs sont répandus sur le pont, avant que les pêcheurs ne les ramassent pour les stocker dans la cale. Cette pêche se déroulant de nuit, deux lanternes sont allumées, accrochées au bout d’une perche. Sous la lumière du fanal, les chapeaux et les vareuses de pluie jaunes ressortent. Ces tons chauds contrastent avec le bleu argenté des poissons accumulés sur le pont et le gris-bleu de la mer agitée et du ciel. Le peintre a privilégié un plan rapproché, où le jeu des diagonales (caisses, mâture et filet) qui convergent vers un unique point de fuite structure l’espace et lui confère un effet de profondeur. L’artiste s’intéresse ici à la modernité (chalut à vapeur) et à l’effort collectif plutôt qu’à la pêche traditionnelle encore pratiquée à Etaples. Le souci des détails, la description réaliste des gestes « pris sur le vif » et le plan rapproché évoquent un travail photographique, même si la scène a été recomposée postérieurement en atelier.

  L’artiste

Francis TATTEGRAIN, issu d’une famille bourgeoise vivant à Berck-sur-Mer, est formé par le peintre Ludovic Lepic, qui lui apprend à peindre en plein air sur le motif. Il poursuit sa formation à l’Académie Julian à Paris et présente ses œuvres au Salon. Il réalise des toiles historiques mais représente principalement des scènes maritimes, n’hésitant pas à s’embarquer à bord des bateaux de pêche afin de croquer sur le vif les manœuvres des marins dans le feu de l’action.  Bien que soucieux de réalisme et d’authenticité, il s’inscrit dans un des courants officiels de la IIIe République et reçoit de nombreuses commandes publique, devenant également membre du jury du Salon à partir de 1889.

 

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